
Parcours et pratique artistique
Je pratique le dessin depuis l’enfance et me suis d’abord intéressée à l’animation. Après des études aux Beaux-Arts de Saint-Étienne, ma pratique s’est orientée vers un travail à la fois in situ et en atelier. Il s’agit d’un processus en perpétuelle évolution, jamais vraiment achevé, dans lequel j’accorde une grande place à l’observation. J’utilise principalement l’aquarelle, le graphite et l’encre comme médiums.
Une démarche centrée sur l’observation
Au fil du temps, en m’inspirant d’artistes variés, je me suis de plus en plus inscrite dans une pratique de dessin d’observation et de croquis sur le vif, notamment à l’aquarelle « sur le motif ». Ce processus oscille entre recherche et observation : quelque chose de brut, fait d’ébauches, de formes saisies dans leur mouvement, et d’une compréhension qui se construit progressivement.
Je dessine presque tous les jours et pars parfois plusieurs jours dans certains lieux, en fonction de ce que j’ai envie d’explorer et de confronter dans mon travail.
Recherches et documentation pour le projet
Pour un projet comme celui-ci, j’ai commencé par un important travail de recherche, en croisant différentes sources afin de me familiariser au maximum avec le sujet, de m’inspirer et de rester dans une approche à la fois scientifique et réaliste.
Je me suis appuyée sur le travail d’illustrateurs spécialisés que j’admire, comme Douglas Henderson, ainsi que sur des recherches scientifiques, des reconstitutions documentaires, des visites de musées, des modèles 3D, et des échanges avec l’équipe de Space Cowboys et des paléontologues.
Selon les espèces — dinosaures ou mammifères — les références disponibles étaient plus ou moins abondantes.


Méthode de travail et illustration
Tout au long du projet, j’ai cherché à travailler comme si j’étais sur le terrain, carnet à la main, en m’appuyant sur une approche de naturaliste. Je réalise d’abord des croquis rapides et spontanés pour saisir les formes et les mouvements, puis je reprends l’illustration principale en me concentrant sur les attitudes.
La mise en couleur est réalisée à l’aquarelle, avec une technique de superposition de couches, en laissant volontairement certaines zones inachevées pour conserver une sensation de spontanéité.
Travail sur les squelettes
Le travail sur les squelettes, en particulier sur la structure osseuse, demande davantage de précision. Nous avions échangé en amont avec l’équipe pour conserver, dans ces illustrations, une certaine expressivité — que ce soit par la pose, le cadrage ou la stature.
J’ai donc recherché des poses dynamiques afin d’éviter un rendu trop figé, en m’appuyant notamment sur l’observation de nombreux squelettes dans différents musées.
Par exemple, le T-Rex représenté sur une des cartes s’appelle Trix et est figuré en position de chasse, tandis que le tricératops est Big John, le plus grand tricératops connu.
Jessica Cognard






